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Bus : quel est le profil type d’un voyageur selon l’ARAFER ?

Bus

L’ARAFER, l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, vient de publier un rapport dans lequel elle dresse le portrait robot des voyageurs en bus suite à une enquête de terrain entre octobre et décembre 2016*. Quel est le voyageur type qui prend le bus ? On fait le point.

 

Des voyageurs jeunes

Premier enseignement du rapport publié par l’ARAFER : le public qui prend place dans les bus est avant tout jeune (19% d’étudiants alors qu’ils ne représentent que 10% de la population) et aux revenus modestes (50% sans activité professionnelle – y compris les étudiants. 30% des voyageurs déclarent un revenu inférieur à 1500€ – hors étudiant).

Les retraités, qui représentent 28% de la population française, sont quant à eux sous-représentés parmi les voyageurs puisqu’ils ne sont que 17% à avoir emprunté ce mode de transport.

Les personnes qui prennent place à bord d’un bus le font avant tout pour rendre visite à des amis ou de la famille (61%) ou aller en vacances (19%). On remarque également que les voyageurs sont plutôt fidèles puisque 42% des personnes interrogées ont réalisé plus de 3 fois le même trajet en bus.

 

Un report important vers le bus

Le rapport de l’ARAFER permet également de constater que 17% des utilisateurs des cars OUIBUS, FlixBus, isilines/Eurolines n’auraient pas voyagé en l’absence de ce mode de transport avant tout pour des raisons financières. Selon les estimations de l’autorité, cela représente 900 000 voyageurs supplémentaires par an pour le bus.

25% des voyageurs auraient choisi le covoiturage (35% pour les 18-24 ans) si le bus n’avait pas existé. 19% des personnes interrogées auraient, quant à elles, opté pour la voiture personnelle. On constate donc que 44% des voyageurs se sont détournés de l’automobile pour prendre place à bord d’un bus. Ce report atteint pratiquement les 60% sur les trajets de 100 à 250 km.

La tendance est similaire pour le train et en particulier pour le TGV dès lors que les trajets font plus de 250 km. 37% des personnes interrogées ont préféré opter pour le bus essentiellement à cause des prix pratiqués (80% des répondants considèrent le bus comme moins cher que le train et 63% moins cher que le covoiturage). La concurrence pour les TGV se trouvent majoritairement sur les trajets radiaux (depuis / vers Paris), où le TGV est fortement développé. A contrario, les trajets transversaux ont un report important de la voiture personnelle et du covoiturage vers le bus.

 

Un mode de transport jugé plus sûr que le covoiturage

Le covoiturage est jugé plus cher (63%) et moins pratique pour les bagages (62%) par les personnes qui ont été interrogées. Cependant, le covoiturage garde l’avantage sur les horaires qui sont jugés plus adapatés grâce à la profusion de l’offre. Du côté du train, si on exclut le paramètre du prix, il est considéré comme plus performant que le bus sur l’ensemble des critères (sécurité, confort, praticité, horaires, …).

Si vous souhaitez consulter l’ensemble des données de l’étude, vous pouvez les retrouver sur le site de l’ARAFER.

Crédit Photo : DR
* 1476 personnes ayant voyagé sur une ligne de « car Macron » ont été interrogées entre octobre et décembre 2016 : 452 par téléphone, 689 par internet, 335 en gare routière. La base des réponses apportées par les sondés des 3 enquêtes a été redressée des volumes de fréquentation observée au 3ème trimestre 2016 par type de liaison (radiale/transversale) et par catégorie de distance.

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et le journalisme, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

a écrit 2416 articles sur le blog de KelBillet.

Un commentaire

  1. De Marco dit :

    Je suis une habituée du train. La dernière fois que je suis allée à Metz, j’ai voulu prendre le bus (moins cher). De Lyon à Metz le bus ne s’est arrêté que trois fois Dijon, Nancy, Metz (de mémoire) trois villes bien desservies par la SNCF. Dans un bus Ouibus où mon sac à main posé à terre, j’ai eu du mal à le récupérer parce que l’espace est tellement restreint que si je me penchais pour prendre le sac je me cognais le front contre le fauteuil devant (il n’était pas en position « relax »)
    Je trouve cela absolument scandaleux, de mettre toutes ces personnes sur la route, juste pour ne pas diminuer le prix du billet de train. Tout est fait pour le TGV, là on peut dérouler le tapis rouge, pour le reste que ce soit un TER où les bus, c’est indigne d’une entreprise chargée d’un service public. Bien sûr, les bus connaissent un grand succès, plus la SNCF ne répondra pas aux besoins des voyageurs, plus les gens prendront le bus. Certaines société privées se font de l’or. Pour la SNCF je trouve cela infâme, au lieu d’exploiter les voies ferrées, elle utilise aussi la route. Que font les ministres des transports successifs? RIEN, eux voyagent en avion !

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