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Bus : plus de 300 villes et 1 600 liaisons desservies en France en 2017

Bus

L’ARAFER, l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, a publié son bilan de l’année 2017 pour le secteur du bus. Conclusion : ce mode de transport séduit de nouveaux voyageurs (7,1 millions de passagers en 2017 contre 6 millions en 2016) et les compagnies de bus s’adaptent en permanence pour proposer une offre adaptée aux besoins des voyageurs.

 

Un réseau en constante évolution

En 2017, 7,1 millions de personnes ont pris place dans un bus pour effectuer un trajet domestique contre 6 millions un an plus tôt. Avec 14,5% de passagers en plus par rapport à 2016, le bus prouve qu’il continue de séduire les voyageurs français. Pourquoi ? Grâce à des tarifs d’appel intéressant et à une offre en constante évolution qui s’adapte à la saisonnalité.

Si 303 villes ont été desservies pendant au moins un trimestre en 2017 (+67 villes par rapport à 2016), seulement 54% d’entre elles le sont tout au long de l’année par les principales compagnies de bus (OUIBUS, FlixBus, isilines/Eurolines). Les villes restantes sont desservies à des périodes bien précises pour faire face à l’effet de saisonnalité. Ainsi, durant l’hiver, de nombreux trajets seront proposés vers les stations de ski et seront supprimés le trimestre suivant. Par exemple, en 2018, OUIBUS avait mis en place des dessertes vers 30 stations de ski tandis qu’isilines avait proposé des lignes vers 35 stations de ski. Pendant la période estivale, ce sont des destinations balnéaires qui font leur apparition au sein du réseau des compagnies de bus. Cette année, FlixBus permettait de rejoindre 35 villes côtières, isilines près de 40 plages et OUIBUS plus de 50 villes balnéaires.

L’adaptation constante de l’offre des compagnies de bus a un autre effet : une légère diminution de la fréquence moyenne des allers-retours par jour (2,6 allers-retours quotidiens contre 3,7 un an plus tôt). La raison est toute simple : afin d’optimiser le taux de remplissage des bus, les compagnies proposeront moins de départs la semaine et augmenteront le nombre de trajets les week-ends. Une stratégie qui n’était pas mise en place en 2016. Grâce à cette mesure, le taux d’occupation des bus s’est établi à 50,1% en 2017 avec un pic durant la période estivale à 56,2%.

En 2017, 1 666 liaisons ont été proposées en France soit une augmentation de 34% par rapport à 2016 (1247 liaisons). Il faut noter que parmi ces liaisons, la part de celles depuis ou vers Paris continue de baisser (un peu plus de 50% en 2017 contre 71% en 2015). La principale raison est que les voyageurs sont en demande de liaisons infra-régionales (22% des passagers en 2017) et que le développement des liaisons « navettes » depuis ou vers les aéroports et gares remporte un franc succès. La ligne Lyon Saint-Exupéry – Grenoble se classe d’ailleurs quatrième des lignes les plus fréquentées en 2017 derrière Lille – Paris, Lyon – Paris et Paris – Rouen.

 

Le retard augmente en fonction du nombre de villes desservies

Pour la première fois, l’ARAFER s’est intéressée aux retards des bus. En moyenne, 21% d’entre eux sont arrivés avec un retard d’au moins 15 minutes. La proportion des bus à arriver en retard augmente en fonction du nombre de villes desservies. Ainsi, seulement 14% des bus sur une ligne directe ont connu un retard d’au moins 15 minutes tandis que ce taux passe à plus de 30% pour les trajets comptant 7 dessertes ou plus.

Le risque de retard sera aussi plus important si vous empruntez un bus réalisant du cabotage sur une ligne internationale puisque seulement 66% des bus sont arrivés avec un retard inférieur à 15 minutes.

 

Le profil des voyageurs ne change pas

Comme en 2016, les personnes qui prennent place à bord des bus sont avant tout des étudiants. Les personnes de moins de 40 ans représentent 44% des voyageurs tandis que les plus de 60 ans ne représentent que 23% des passagers.

Les voyages sont effectués pour des motifs privés dans 93% des cas et près de 3/4 des voyageurs effectuent leurs déplacements seuls et vers une destination habituelle (le même trajet est réalisé plusieurs fois par an). En ce qui concerne l’achat des billets, les voyageurs le font via internet (98%) et peu de temps avant le départ (55% des billets ont été achetés moins d’une semaine avant le départ).

D’après une enquête de l’ARAFER, 1,2 million de personnes n’auraient pas voyagé si le bus n’avait pas été disponible sur leur trajet. Les autres voyageurs se seraient, quant à eux, reportés sur le train, la voiture personnelle et le covoiturage.

Si vous souhaitez prendre connaissance de l’ensemble du rapport de l’ARAFER (112 pages), celui-ci est disponible à l’adresse suivante : http://www.arafer.fr/wp-content/uploads/2018/07/rapport-annuel-sur-le-transport-routier-de-voyageurs-et-gares-routieres.pdf

Source : ARAFER – Crédit Photo : DR

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et le journalisme, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

a écrit 2439 articles sur le blog de KelBillet.

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