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INTERCITÉS de jour : les lignes sauvées de suppression par les régions

Suite à la présentation de la réforme pour le renouveau des trains d’équilibre du territoire (TET), de nombreuses lignes INTERCITES de jour sont menacées de disparition. Seules six lignes resteront sous l’égide de l’Etat car elles constituent des lignes d’aménagement du territoire (Nantes-Bordeaux, Toulouse-Hendaye et Nantes-Lyon) ou des lignes structurantes (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Paris-Clermont-Ferrand, Bordeaux-Toulouse-Marseille).

Les autres lignes de jour font quant à elle l’objet de négociations entre l’Etat et les régions concernées. La Normandie, le Grand Est, la Nouvelle-Aquitaine et les Hauts-de-France ont déjà signé des accords avec le gouvernement pour devenir les nouveaux gestionnaires de certaines lignes.

 

Normandie, première région signataire

La première région qui a fait état d’un intérêt pour devenir autorité organisatrice des TET fut la Normandie. Un intérêt qui avait été signifié dès la présentation du rapport du gouvernement. D’ici 3 ans, la Normandie aura en charge 5 lignes : Paris-Caen-Cherbourg/Trouville-Deauville, Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Granville, Paris-Evreux-Serquigny et Caen-Le Mans-Tours. Dans un communiqué, Manuel Valls avait indiqué que suite à cet accord l’Etat s’engageait « à financer le renouvellement intégral des trains devenus obsolètes sur les deux lignes principales » pour un coût estimé à 720 millions d’euros.

En plus de l’investissement dans le matériel roulant, Hervé Morin, président de la région, a obtenu que l’Etat se porte garant pour la poursuite de la rénovation du réseau ferré normand.

 

Le Grand Est emboîte le pas de la Normandie

Au début du mois de novembre, c’est la région Grand Est (en collaboration avec Bourgogne-Franche-Comté) qui a conclu un accord avec le gouvernement pour assurer les lignes Paris-Troyes-Belfort, Hirson-Metz et Reims-Dijon. Les lignes Hirson-Metz et Reims-Dijon seront pilotées à partir du 1er janvier 2017 par la région Grand-Est. Pour la ligne Paris-Troyes-Belfort, il faudra attendre au plus tard le 1er janvier 2018 (en concertation et avec la participation financière de la Région Bourgogne-Franche-Comté et du Syndicat des transports d’Île-de-France).

Dans le cadre de cet accord, l’Etat s’est engagé à financer l’achat de 19 rames neuves qui seront déployées sur la ligne Paris-Troyes-Belfort dès 2017. L’Etat versera également une contribution financière à la région à hauteur de 13 millions d’euros.

 

3 lignes reprises par la Nouvelle-Aquitaine

A partir du 1er janvier 2018, la région Nouvelle-Aquitaine deviendra le gestionnaire de trois lignes Intercités : Bordeaux-La Rochelle, Bordeaux-Limoges et Bordeaux-Ussel. En contrepartie, l’Etat s’engage à financer le renouvellement du matériel roulant, à fournir 5 nouvelles rames Alstom Regiolis et à fournir une contribution de fonctionnement selon un communiqué du Ministère des Transports.

Dans ce même communiqué, Alain Rousset, président de la région a signifié qu’il s’agit d’un « accord équilibré et de raison entre l’Etat et la Région Nouvelle-Aquitaine qui confirme, par la reprise de ces lignes, ses missions d’aménagement du territoire et d’autorité organisatrice des transports. Garantir des solutions de mobilité à tous les territoires, c’est en effet assurer leur attractivité et soutenir leur dynamique et leur tissu économique. Nous sommes ainsi en plein dans notre rôle. »

Selon Christian Broucaret, président de la FNAUT (fédération nationale des associations d’usagers des transports) en Nouvelle-Aquitaine, cet accord permettra d’assurer « une desserte plus fine du territoire ».

 

Des négociations toujours en cours

Le dernier accord en date est celui signé entre le gouvernement et la région Hauts-de-France ce mercredi 7 décembre. Dans un communiqué, le Ministère des Transports indique que la région deviendra « autorité organisatrice des lignes Paris-Amiens-Boulogne et Paris-St Quentin- Maubeuge/Cambrai à compter du 1er janvier 2019, offrant ainsi un nouvel avenir à ces deux lignes ferroviaires si importantes pour la Région et ses habitants ».

L’accord prévoit que l’Etat financera le renouvellement du matériel roulant, l’acquisition de 10 nouvelles rames Alstom neuves (assorti d’un financement complémentaire de 250 millions d’euros pour d’autres matériels roulants). Comme pour les autres accords établis précédemment entre l’Etat et les régions, Hauts-de-France bénéficiera également d’une contribution de fonctionnement. Celle-ci sera de 15 millions d’euros par an.

Alain Vidalies, ministre des Transports, indique que « des discussions se poursuivent avec d’autres Régions pour parvenir à des accords de ce type dans les prochains jours » pour « offrir un nouvel avenir aux TET par une mobilisation conjointe de l’Etat et des Régions ».

Sources : Ministère des Transports, France 3 Aquitaine, 20 minutes, Gouvernement.fr

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et le journalisme, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

a écrit 2416 articles sur le blog de KelBillet.

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