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SNCF : six lignes de train INTERCITÉS seront supprimées à partir du 1er octobre

Comme annoncé au mois de juillet dernier, la quasi-totalité des lignes INTERCITÉS de nuit seront supprimées à partir du 1er octobre. Une décision du gouvernement qui suscite toujours des contestations.

 

Une décision économique

Dans quelques jours, six lignes de nuit ne seront plus opérées par SNCF dans le cadre de la réforme pour le renouveau des trains d’équilibre du territoire (TET). Les lignes concernées sont Paris-Toulouse/Rodez-Carmaux-Albi, Paris-Tarbes-Hendaye, Paris-Savoie, Paris-Nice, Luxembourg-Nice/Port-Bou et Strasbourg Nice/Port-Bou.

Cette décision a été prise par le gouvernement étant donné que les trains INTERCITÉS de nuit représentent 25% du déficit des TET pour seulement 3% de voyageurs transportés. Un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé par l’Etat afin de permettre à des compagnies d’acquérir certaines lignes. Aucune proposition n’ayant été reçue, le gouvernement a acté la suppression des lignes citées précédemment.

Deux lignes INTERCITÉS seront maintenues provisoirement : Paris-Tarbes-Hendaye (juillet 2017) et Paris-Nice (octobre 2017). A terme, SNCF maintiendra seulement deux lignes de nuit : Paris-Briançon et Paris-Rodez / Latour de Carol. Celles-ci sont considérées comme des « lignes d’aménagement du territoire indispensables en raison de l’absence d’une offre alternative suffisante pour les territoires concernés ».

 

Des fermetures toujours contestées

Philippe Richert, le président des Régions de France, Caroline Cayeux, la présidente des Villes de France et 16 maires ont adressé une lettre à Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports pour faire part de leur mécontentement suite à ces fermetures. Ceux-ci ne nient pas « que ce choix trouve son fondement dans les pertes importantes enregistrées par les lignes de nuit » mais ils pensent que « cette situation n’est pas la conséquence d’un désintérêt des voyageurs pour ce mode de transport mais d’une offre inadaptée à leurs aspirations ».

Selon les élus, « les trains de nuit pourraient séduire une nouvelle clientèle si le confort était au rendez-vous, si le service proposé en cabine était repensé, si l’État consentait à investir dans ce mode de transport ». Ils rappellent également un point économique non négligeable pour les voyageurs : « voyager en train de nuit c’est aussi économiser une nuit d’hôtel (voire une deuxième lors du retour) et arriver dès le petit matin afin de profiter au maximum de sa journée de vacances ou de travail ».

Dans cette lettre, les élus insistent sur le fait qu’investir dans les trains de nuit « profite aux Français résidant dans des communes peu desservies » mais que cela nécessiterait « une réelle volonté politique qui vise à le rendre plus attractif, proposer des cabines modernes et accueillantes ».

 

Des lignes de jour sauvées par les régions ?

Les lignes INTERCITÉS de jour sont elles aussi menacées de fermeture. A l’heure actuelle, trois lignes restent sous l’égide de l’Etat : Nantes-Bordeaux, Toulouse-Hendaye et Nantes-Lyon car elles constituent des lignes d’aménagement du territoire.

Concernant les autres lignes, le gouvernement négocie jusqu’au 15 octobre avec les différentes régions concernées. La Normandie devrait récupérer 5 lignes TET d’ici 2020 afin de les transformer en ligne TER. Cependant, à l’heure actuelle, seul le principe est acté.

La région Grand Est est elle aussi en négociations avancées avec l’Etat pour obtenir la gestion des lignes Paris-Belfort, Metz-Hirson et Reims-Dijon. Afin de permettre cette transition de l’Etat vers la région, le gouvernement devra « offrir » des contreparties pour les régions concernées. Le président de la région Grand Est a indiqué que dans son cas, il s’agirait « d’un mix entre des trains à remplacer et une participation de l’Etat au déficit structurel » de ces lignes. Le nombre de trains neufs serait compris « entre 15 et 19 » tandis que le partage des pertes futures doit être affiné entre « la participation de l’État et comment les régions concernées prennent en charge la part de déficit ».

Sources : Villes de France, L’essentiel.lu – Crédit Photo : Auregann [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et le journalisme, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

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3 Commentaires

  1. Alexandre C dit :

    Merci Alexandre pour cet article.
    Je suis attristé de constater et subir la disparition de ces lignes surtout de celle que j’empruntais régulièrement (Paris-Hendaye).
    Heureusement il reste encore quelques mois avant qu’elle ne disparaisse définitivement.
    Savez-vous quand l’on va pouvoir acheter les derniers billets ?
    Je souhaiterais faire de ce dernier voyage un véritable pèlerinage!

    • Bonjour Alexandre,

      Habituellement, les billets pour des circulations l’été sont proposés en deux phases. Une première vers février pour une sélection de destinations dont Hendaye faisait partie ces dernières années et une seconde phase pour l’ensemble des trajets fin mars-début avril.

      Etant donné que les derniers trains de nuit de la ligne Paris-Hendaye sont amenés à circuler en juillet 2017, les billets devraient être disponibles lors de l’une de ces phases de mise en vente.

      Bien à vous

  2. Marcel Collet dit :

    Avec la réforme du statut la suppression de certains intercites sera accompagné la suppression de toutes les cartes de réduction, familles, seniors, les tarifs abonnement revus à la hausse, on ne peut pas tout avoir la liberté, la fin du service public et les cadeaux.

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