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IP Tracking : les prix des billets d’avion et de train ne varient pas selon l’IP après enquête de la CNIL

En juin dernier, Françoise Castex, député européenne, avait demandé à la CNIL de se pencher sur la rumeur de l’IP Tracking que pratiquerait certains sites. L’IP Tracking consisterait à faire grimper les prix des billets pour un internaute (identifié grâce à son adresse IP c’est-à-dire un numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à Internet) pour l’inciter à l’achat.

Après enquête, la CNIL et la DGCCRF ont conclu que le prix proposé aux acheteurs ne variaient pas en fonction des simulations antérieures d’achats et donc de l’IP de l’internaute. Une conclusion que nous avions déjà précisé dans notre article concernant la rumeur de l’IP Tracking pour expliquer pourquoi les prix de billets de train et d’avion variaient.

 

Yield Management, Frais de dossier modulables, …

Les deux organismes présentent dans leur rapport les pratiques qui font varier les prix et que nous avons déjà évoqué dans de précédents articles :

  • « des pratiques basées sur le nombre de places offertes ou restantes dans le train ou l’avion concerné. Cette politique de tarification (parfois dénommée « Yield Management ») conduit, par exemple, à moduler le prix d’un billet selon la date de son achat ou le taux de remplissage »
  • « une pratique conduisant à moduler les frais de dossier selon l’heure à laquelle l’internaute effectue sa réservation ; l’internaute bénéficie ainsi de frais plus avantageux lorsqu’il achète un billet lors des heures creuses déterminées par le commerçant. » Nous évoquions notamment cela dans notre article : Billet d’avion, payez les moins cher en réservant la nuit.
  • « Une pratique conduisant à une modulation du prix proposé en fonction du site internet précédemment consulté. Ainsi, un internaute provenant d’un comparateur de prix se verra parfois offrir un prix d’appel plus attractif, mais avec des frais plus élevés, le prix total n’étant pas impacté de manière significative. »

Sur cette dernière pratique, la CNIL et la DGCCRF vont voir si elle respecte la loi « Informatique et libertés » ainsi que les articles L. 120-1 et suivants du code de la consommation. De son côté, Françoise Castex n’en démord pas et indique que « l’enquête de la Cnil et de la DGCCRF ne lève pas le doute sur les tarifs obscurs pratiqués par les grands opérateurs de transports sur la toile ». Une enquête va être ouverte auprès de la Commission européenne pour se pencher sur les pratiques employées par les vendeurs en ligne et notamment ceux du transport.

Sources : CNIL, Le Point, La Tribune – Crédit Photo : Photolibre

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et le journalisme, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

a écrit 2500 articles sur le blog de KelBillet.

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