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Air France : fin du contrôle d’identité des passagers à l’embarquement

Depuis le 22 janvier dernier, le groupe Air France a supprimé la vérification de correspondance entre le nom inscrit sur le billet et une pièce d’identité à la porte d’embarquement. Cette mesure entre en vigueur sur les vols intérieurs ou dans l’espace Schengen pour les vols effectués par Air France, Hop! et Transavia.

 

Pas un contrôle d’identité à proprement parler

Contactée par Le Figaro, la compagnie estime que cette procédure « était obsolète depuis le 1er novembre dernier. C’était une mesure que nous avions remise temporairement en place en 2016. L’état d’urgence étant levé, nous sommes revenus à ce que nous faisions avant ». Interrogé par Europe 1, Gilles Leclair, directeur de la sûreté aérienne d’Air France, a tenu à rappeler que la mesure qui était mise en place jusqu’à présent n’est pas « un contrôle d’identité » à proprement parler puisque le personnel vérifiait simplement que le nom sur le billet était le même que sur la carte d’identité.

Toujours au micro d’Europe 1, celui-ci a ajouté que « que les personnes qui se présentent à la porte d’embarquement sont censées être sécurisées, puisqu’elles sont passées à l’inspection-filtrage et qu’elles ont subi les contrôles habituels, c’est-à-dire un contrôle de leur bagage cabine au rayon X et parfois un contrôle d’éventuelles traces d’explosifs. Les personnes qui arrivent à l’embarquement, si tant est qu’elles ne soient pas la bonne personne en possession de la bonne identité, ne constituent pas un problème de sécurité lorsqu’elles montent dans l’avion ».

Le contrôle du billet et de la carte d’identité reste en place pour l’enregistrement de bagages en soute ainsi que pour les personnes quittant l’espace Schengen (hors réglementation spécifique). Par exemple, BFM TV rappelle que trois pays en Europe exigent encore le contrôle à l’embarquement : l’Italie, le Portugal et l’Espagne.

 

Inquiétude des syndicats

Avec la mise en place de cette nouvelle procédure, les syndicats, notamment le Syndicat des Pilotes d’Air France (SPAF), s’inquiètent qu’au « moindre souci, on ne pourra pas identifier le passager qui aura utilisé un billet. Avec cette mesure, vous pouvez avoir un passager dans l’avion qui vient pour essayer de commettre un acte de malveillance. Heureusement, les bagages sont filtrés mais globalement, vous pouvez très bien avoir un passager dans l’avion qui a fait acheter son billet par quelqu’un d’autre pour de mauvaises raisons ».

Selon Le Figaro ou encore Ouest-France, d’autres compagnies pourraient suivre l’exemple d’Air France dans les prochains mois si le gain de temps à l’embarquement est significatif avec la suppression de cette mesure.

Sources : Europe 1, Le Figaro, BFM TV, Ouest-France – Crédit Photo : Greenboost [Public domain], via Wikimedia Commons

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et le journalisme, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

a écrit 2376 articles sur le blog de KelBillet.

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