left arrowAccueil blog

Bus : une année record en 2019 avec plus de 10 millions de voyageurs transportés

Qui dit période estivale, dit rapport annuel de l’Autorité de régulation des transports (ex ARAFER) sur le secteur du bus. Ce mode de transport, alternative au train, à l’avion ou au covoiturage, a continué son opération séduction en 2019 et a dépassé les 10 millions de voyageurs. Un nouveau record. On fait le point sur les chiffres clés à retenir.

 

Plus de 10 millions de voyageurs transportés

En 2019, les compagnies de bus longue distance ont établi un nouveau record de fréquentation avec 10,3 à 11,3 millions de voyageurs transportés. Un an plus tôt, 9,7 millions de personnes avaient emprunté ce mode de transport.

Ces bons chiffres s’expliquent premièrement par les promotions mises en place par les compagnies de bus au début de l’année 2019 selon l’Autorité de régulation des transports (ART). Le second élément qui a permis d’atteindre ce record de fréquentation est la grève SNCF de décembre 2019. Un mouvement social qui avait entraîné la suppression de nombreux trains et qui avait obligé les voyageurs à se tourner vers les modes de transport alternatifs. En 2018, les compagnies de bus avaient également profité des grèves SNCF du printemps pour séduire de nouveaux voyageurs.

Depuis 2015, ce sont plus de 30 millions de personnes qui ont emprunté un car longue distance.

320 villes desservies en 2019

En 2019, le secteur du bus longue distance s’est recentré autour de deux compagnies : Flixbus, qui a racheté Eurolines/isilines, et BlaBlaBus, qui a acquis OUIBUS. Malgré cette concentration autour de deux acteurs, le nombre de villes desservies reste assez stable : 320 villes françaises ont été desservies au moins un trimestre en 2019 (-2% par rapport à 2018). Parmi ces 320 villes, 30 ont été proposées pour la première fois et 193 villes ont été desservies tout au long de l’année (60% de l’offre totale). Parmi ces villes accessibles en bus toute l’année, 73 d’entre elles concentrent 88% de la fréquentation totale.

Par ailleurs, l’ART note que la saisonnalité est toujours au cœur de la stratégie de FlixBus et BlaBlaBus. Cela se caractérise notamment par un pic du nombre de villes desservies au troisième trimestre (287) et par la fermeture importante de dessertes ne correspondant plus à la saison. Par exemple, en fin d’année, les destinations de montagnes représentent 73% des dessertes ouvertes tandis que 59% des lignes fermées desservaient des villes du littoral.

En 2019, FlixBus est, de nouveau, la compagnie à proposer l’offre la plus importante avec 72% des villes desservies tandis que BlaBlaBus/OUIBUS a proposé des trajets vers 53% du nombre total des villes. La compagnie allemande est également la compagnie a bénéficié du plus grand nombre de lignes en exclusivité et propose un maillage du territoire plus dense que BlaBlaBus/OUIBUS.

 

Des liaisons en constante augmentation

Comme c’est le cas chaque année, les compagnies de bus ont augmenté le nombre de liaisons proposées en France. En 2019, 2 381 liaisons ont été opérées contre 2 084 un an plus tôt. L’Autorité de régulation des transports note que les nouvelles liaisons proposées bénéficient avant tout à des villes qui étaient déjà desservies par le passé.

Malgré cette augmentation du nombre de liaisons, le nombre de départs quotidiens reste stable : 839 départs en 2019 contre 843 en 2018. En moyenne, ce sont donc 2,5 trajets par jour qui sont proposés par ligne. L’ART précise que 69% des liaisons commercialisées ne sont pas opérées quotidiennement tandis que 1% des liaisons ont plus de 10 allers-retours par jour.

Recherchez un billet pour voyager en bus longue distance

 

12% des bus arrivent avec plus de 15 minutes de retard

Comme lors des deux années précédentes, l’ART s’est intéressée aux annulations et aux retards des bus. En 2019, 2 700 voyages ont été annulées sur les 330 000 trajets programmés soit un taux d’annulation de 0,8% contre 0,6% un an plus tôt. Ces annulations concernent davantage les lignes internationales que les lignes domestiques.

Concernant les retards, l’autorité indique que 12% des bus sont arrivés avec un retard supérieur à 15 minutes soit un niveau similaire à 2018. Ces retards de plus de 15 minutes ont légèrement augmenté en 2019 sur les lignes domestiques (11,7% cette année contre 11,2% en 2018). Sur les lignes internationales, les retards diminuent passant de 16,3% des trajets avec plus de 15 minutes de retard en 2018 à 13,3% en 2019.

L’ART précise que ces retards sont comparables à ceux constatés pour le train puisque le taux de retard dans le ferroviaire s’établit à 18% pour les trains internationaux et de 11% à 16% pour les trains domestiques (TGV, OUIGO et Intercités).


Si vous souhaitez prendre connaissance du rapport 2019 de l’ARAFER (86 pages), celui-ci est disponible à l’adresse suivante : https://www.autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2020/07/rapport_2019_marche_cars_macron_gares_routieres.pdf

Crédit Photo : [Taina Sohlman] © 123RF.com

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et la rédaction, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

a écrit 2816 articles sur le blog de KelBillet.

Laisser un commentaire

Merci de répondre à cette question pour valider votre commentaire *