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Bus : près de 9 millions de voyageurs séduits en 2018

Bus

Comme chaque année, durant l’été, l’ARAFER publie son rapport annuel pour le secteur du bus. En 2018, ce mode de transport a encore séduit de nouvelles personnes et frôle la barre des 9 millions de voyageurs. L’année dernière, les compagnies de bus en ont également profité pour continuer l’expansion de leurs réseaux. On fait le point sur les chiffres clés à retenir.

 

Plus de 300 villes desservies en France

L’année dernière, la fréquentation des principales compagnies de bus longue distance a encore progressé. Avec 1,8 million de passagers supplémentaires, le nombre de voyageurs ayant pris place à bord d’un bus s’établit à 8,9 millions en 2018. Le bus a notamment profité des grèves SNCF du printemps pour conquérir de nouveaux usagers.

Pour attirer les voyageurs, les compagnies peuvent compter sur les prix attractifs proposés par rapport à d’autres modes de transport mais aussi sur des réseaux de plus en plus étendus. Ainsi, en 2018, 328 villes françaises ont été desservies au moins un trimestre (+9% par rapport à 2017) avec un record durant l’été avec 292 villes desservies par les principaux opérateurs. A noter que les villes accessibles tout au long de l’année sont également en progression : elles sont au nombre de 201 en 2018, soit 61% de l’offre totale. Les autres villes desservies répondent, quant à elles, à des logiques de saisonnalité. Ainsi, en hiver, les compagnies de bus auront tendance à mettre en places des lignes vers les stations tandis qu’à partir du printemps ces lignes seront remplacées par des trajets à destinations des villes balnéaires.

 

Des liaisons en forte augmentation

En 2018, les compagnies de bus ont fortement augmenté le nombre de liaisons proposées dans l’hexagone. 2 084 liaisons ont été opérées l’année dernière (+25% par rapport à 2017) dont 54% ont été commercialisées toute l’année. Comme en 2017, la part des liaisons au départ ou à destination de Paris dans la fréquentation totale continue de baisser pour passer en dessous des 50%. Les voyageurs montrent de plus en plus leur intérêt pour les liaisons transversales et tout particulièrement pour les liaisons infrarégionales (25% de la fréquentation totale). Le succès des lignes à destination des aéroports explique également cette baisse de la fréquentation des lignes au départ ou à destination de Paris.

Cette augmentation du nombre de liaisons s’accompagne aussi d’une progression du nombre de départs quotidiens qui s’établit à 843 en moyenne contre 707 en 2017. Cependant, le nombre d’aller-retour quotidien ne varie que très peu par rapport à l’année dernière. 65% des liaisons proposent moins d’un aller-retour quotidien et la fréquence moyenne par liaison s’établit à 2,8 allers-retours quotidiens contre 2,6 un an plus tôt. En 2018, les compagnies de bus ont de nouveau adapter les fréquences de circulation en fonction des périodes (semaine ou week-end) et de la saisonnalité ce qui leur a permis d’atteindre un taux moyen d’occupation de 57,8% contre 56,2% en 2017.

 

88% des bus arrivent avec moins de 15 minutes de retard

Pour la seconde année consécutive, l’ARAFER s’est intéressée aux annulations et aux retards des bus. En 2018, 1 955 voyages ont été annulées sur les 310 000 trajets programmés soit un taux d’annulation de 0,6% en moyenne. A noter que ce taux grimpe à 1,2% durant l’été.

Au niveau des retards, l’autorité a constaté qu’au moins 12% des bus sont arrivés avec un retard supérieur à 15 minutes. Ces retards de plus de 15 minutes sont plus présents sur les lignes internationales avec un taux de retard estimé à 16,3%. Sur les lignes nationales, celui-ci s’établit à 11,2%.

Comme l’année dernière, l’ARAFER constate que plus le nombre de villes desservies sur un trajet est important, plus le risque de retard augmente. Ainsi, le taux de retard est de seulement 4% pour les trajets desservant 3 villes ou moins alors que celui-ci s’établit à plus de 33% pour les trajets comprenant 10 villes ou plus de desservies.

L’autorité précise également que le risque de retard est plus important en empruntant Flixbus : 20% des bus avec un retard supérieur à 15 minutes contre 7% avec OUIBUS.


Si vous souhaitez prendre connaissance rapport 2018 de l’ARAFER (101 pages), celui-ci est disponible à l’adresse suivante : https://www.arafer.fr/wp-content/uploads/2019/07/rapport_annuel_trv_2018.pdf

Crédit Photo : DR

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et le journalisme, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

a écrit 2545 articles sur le blog de KelBillet.

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