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Grève des contrôleurs aériens : 40 à 50% des vols annulés les 8 et 9 avril 2015

Le Syndicat National des Contrôleurs du Trafic Aérien (SNCTA) vient de déposer de nouveaux préavis de grève pour les périodes suivantes : du 8 au 9 avril, du 16 au 18 avril et du 29 avril au 2 mai. Le principal syndicat des contrôleurs aériens sera rejoint par le syndicat USAC-CGT ce jeudi 9 avril. De quoi provoquer de grosses perturbations dans les jours qui viennent alors même que les vacances de printemps approchent.

 

Une grève suivie ?

Par ce nouveau mouvement, les grévistes entendent dénoncer l’absence de négociations liées au plan européen de performance et souhaitent que soit abordé leur organisation du travail, la retraite, les rémunérations… Dans un communiqué, le SNCTA indique avoir appelé « depuis plusieurs mois les pouvoirs publics à une concertation sur les défis qu’auront à relever les contrôleurs et la DSNA au cours des prochaines années. Constatant l’absence de la DGAC, il appelle les contrôleurs à se mobiliser massivement les 8 et 9 avril 2015. »

Contrairement aux pilotes, hôtesses et stewards, les contrôleurs aériens ne sont pas soumis à la loi Diard. Ils ne sont donc pas obligés de se déclarer gréviste 48 heures à l’avance et il est donc difficile aux compagnies d’anticiper l’impact de telles grèves. Cependant, ces dernières estiment qu’au moins la moitié de leurs vols seront supprimés mercredi 8 et jeudi 9 avril 2015 à Roissy Charles de Gaulle et à Paris Orly. Les principaux aéroports régionaux parmi lesquels Lyon, Toulouse, Bordeaux ou encore Nantes devraient eux aussi être fortement impactés par cette grève des contrôleurs.

La DGAC a, de son côté, demandé aux compagnies de réduire leur programme de vol 40% pour le premier jour de grève. Il est vivement conseillé aux personnes devant voyager de se renseigner auprès de leur compagnie pour savoir si leur vol est maintenu.

 

Un mouvement qui passe mal auprès des compagnies

Selon le site Déplacements Pros, les compagnies aériennes, via la voix de leur bureau représentatif, rappellent « que les contrôleurs aériens ne sont pas payés par le budget de l’État mais par un budget spécial (BACEA) alimenté quasi exclusivement par les redevances payées par les compagnies aériennes françaises et étrangères et leurs clients passagers » et demandent « un peu de respect pour ceux qui vous font vivre ! »

Toujours selon les informations de Deplacements Pros, les compagnies aériennes souhaiteraient que les contrôleurs aériens soient eux aussi soumis à la loi Diard afin que les passagers et les compagnies puissent connaître les impacts de pareils mouvements et ne pas être pris au dépourvu.

Sources : Déplacements Pros, Air Journal

A propos de l'auteur : Alexandre de KelBillet

Alexandre de KelBillet

Passionné par le web et la rédaction, j'interviens auprès de KelBillet comme rédacteur web. Amoureux de la Bretagne, de Londres et de la Moselle, je suis un adepte des transports en commun pour m'y rendre. Signe particulier : je sais mieux me repérer à Londres qu'à Rennes, ma ville natale.

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